Shepard Fairey x Mr ANDRE x Levi’s Champs Elysées
Après la collaboration franco-américaine entre Pedro Winter et James Murphy, les dignes représentants de la musique électronique choisis par Levi’s, place au street art avec une collaboration, toujours dans la lignée de l’amitié franco-américaine, entre Shepard Fairey (LA) & Mr ANDRE (France), deux grands noms du monde du graph. Shepard Fairey se fait d’abord connaître par ses autocollants André the Giant Has a Posse, qui donna par la suite la campagne Obey Giant. Il deviendra mondialement célèbre grâce à la campagne présidentielle américaine de 2008 avec la création de l’illustration HOPE de Barack Obama (image-icône de la campagne). Mr ANDRE est quant à lui très célèbre pour son personnage appelé Monsieur A, un alter-égo rose, caractérisé par une asymétrie des yeux, qu’il dessine sur les murs à travers le monde (on peut notamment retrouver ce petit personnage sur l’enseigne du Baron, boîte très côtée à Paris pour sa sélection à l’entrée et surtout pour les artistes et personnalités que l’on y croise).
After the collaboration between Pedro Winter and James Murphy, here’s the collaboration with street art, always in line with the Franco-American friendship, between Shepard Fairey (LA) Mr & ANDRE (France), two big names in the world of graph. Shepard Fairey is primarily known for his stickers Andre the Giant Has a Posse, who later gave the Obey Giant campaign. He became world famous thanks to the U.S. presidential campaign of 2008 with the creation of the HOPE illustration of Barack Obama (image-icon of the campaign). Mr. ANDRE is well-known for his character called Mr. A, an alter ego, characterized by an asymmetry of the eyes, he draws on the wall throughout the world (that may especially find this little character on the Baron sign, a nightclub in Paris well-known for his entry selection and especially for artists and personalities that came across).
Les deux artistes se sont prêtés au jeu en recréant l’espace et la décoration de la boutique et ont dessiné à leur tour leur collection capsule pour Levi’s, des truckers jackets très significatives et aux symboles énigmatiques. Bien heureusement, nous avons eu le droit à des explications lors du talk show exceptionnel qui a eu lieu vendredi 15 juin au flagship, retour en images :
Both artists have lent themselves to the game by recreating the space and decor of the shop and drew their capsule collection for Levi’s, truckers jackets very significant and enigmatic symbols. Fortunately, we had the right to explanations at the outstanding talk show which took place Friday, June 15 at the flagship store, pictures:
Dans une ambiance très intimiste, les artistes ont répondu aux questions sans tabous, et en profondeur. Les sujets ont varié, en passant par la politique, la prison ou encore les amourettes. Le duo a également expliqué la symbolique de certains de leurs objets personnels qu’ils ont exposé au premier étage, ainsi que de leur création que l’on peut découvrir en vitrine. Shepard Fairey a notamment expliqué que son idée première pour illustrer la devanture du magasin était une tour de baffles, car ce dernier adore la musique. Mais lorsqu’il a su que James Murphy avait déjà eu cette idée (rappel : ici), il s’est redirigé vers un élément symbolique typiquement parisien : la fameuse colonne Morris. D’après lui, c’est l’élément manquant à Los Angeles. Il ajouta pour finir que la propagande du XXIe est la publicité. Lorsqu’on en vient à parler de leurs arrestations, alors que Shepard Fairey s’est fait arrêté 16 fois, Mr André explique qu’il a réussi à échapper une fois à la police en échange d’un dessin! Pour ce qui est de leurs influences, les artistes avouent être très inspirés par leur femme ou leurs petites-amies (quel romantisme !)
In a very intimate atmosphere, both artists answered questions without taboos, and with depth. The subjects varied, through politics, prison, or the love affairs. The duo also explained the symbolism of some of their personal items they bring into the first floor, and their creation that you can be discovered in the window of the shop. Shepard Fairey has notably said that his first idea to illustrate the storefront was a tower of speakers, because he loves music. But when he knew that James Murphy had already had this idea (remember here), he’s redirected to a symbolic Parisian element : the famous Morris column. He explained that they should consider doing the same types of columns in LA. He added in conclusion that the XXI century propaganda is advertising. When he comes to talking about their arrests, while Shepard Fairey has been arrested 16 times, Mr André said he had managed to escape once the police in exchange for a drawing! In terms of their influences, the artists admit to be very inspired by their wives or girlfriends (how romantic!)
Shepard Fairey aime toujours peindre et tagger dans les rues car lorsqu’il le fait, il explique qu’il se sent libre. Et c’est comme cela qu’il nous annonça qu’il peindra à Paris le dimanche qui suivait le talk, rue Jeanne D’Arc. Mr André appuya en expliquant qu’il y a un « plaisir physique, un bonheur et de l’adrénaline au fait de se lever à 5 heure du mat’ pour aller tagger« . Tandis que Shepard Fairey commença à expliquer les raisons de son amour pour Los Angeles (les grandes places pour peindre et s’exprimer, le processus d’exploration qui arrive automatiquement là-bas, etc.), Mr André expliqua qu’il aime beaucoup cet endroit, mais ne se voyait pas y vivre car ce dernier ne possède pas son permis ! C’est la première fois que les deux artistes collaborent, et ils avouent avoir eu un immense plaisir à le faire. Shepard expliqua qu’il est loin du rejet que certains artistes font par rapport aux collaborations qu’on leur propose « I reject the idea that working with corporation is bad« . De plus, celui-ci est un fan de Levi’s depuis toujours, il avoue en avoir porté toute sa vie, et il n’hésite pas à collaborer avec les marques qui lui permettent de ne pas perdre son intégrité. Il a d’ailleurs appelé sa fille Vivienne, en l’honneur de Vivienne Westwood. En restant dans le registre mode, j’ai pu demander à Mr André de nous expliquer comment s’était produit la collaboration que celui-ci a fait avec Olympia Le Tan. Il expliqua alors qu’il était en couple avec elle, et qu’à l’époque celle-ci travaillait pour Chanel, et l’encourageait beaucoup dans ses travaux artistiques. C’est donc tout naturellement lorsque cette dernière a eu besoin d’un illustrateur qu’elle fit appel à lui pour une collection de sacs aux touches humoristiques (collection que vous pouvez trouver sur Colette.fr).
Shepard Fairey still loves to paint and tag in the streets because when he does it, he explains that he feels free. And that’s how he told us that he painted in Paris on Sunday that followed the talk, rue Jeanne D’Arc. Mr André leaned explaining that there is a « physical pleasure, happiness and adrenaline at getting up to 5 am ‘to go to tag ». While Shepard Fairey began to explain the reasons of his love for Los Angeles (the large squares to paint and express themselves, the exploration process that automatically happens there, etc..), Mr André explained that he loves LA, but didn’t see himself living there because he doesn’t have his driving license! This is the first time the both artists collaborate together, and they admit having had great pleasure in doing it. Shepard explained that he’s far from the rejection that some artists are relative to the collaborations they are offered « I reject the idea working with corporation is bad. » Moreover, he’s a fan of Levi’s, he admitted having wearing the brand his whole life, and he doesn’t hesitate to work with brands that allow it not to lose his integrity. He also called his daughter Vivienne, as Vivienne Westwood. Remaining in the fashion register, I have asked Mr André to explain how the collaboration happened with Olympia Le Tan. He explained that she used to be her girlfriend, and at the time she worked for Chanel, and encouraged him in his artwork. It was only natural when she needed an illustrator she appealed to him for a collection of bag with humorous touches (collection available on Colette.fr).
Pour finir, j’ai pu demander à Shepard Fairey ce que cela lui faisait de voir que ses graphs et ses codes soient repris sur des tshirts, posters, etc depuis cette campagne présidentielle de 2008 aux USA, et que ressentait-il par rapport à cette grande notoriété acquise depuis. Shepard raconta qu’au départ, ses dessins pour la campagne lui ont causé beaucoup de souci par rapport à G.Bush qui était encore au pouvoir à l’époque. Il se faisait souvent arrêté par la police à ce sujet car d’après lui, les Etats-Unis considèrent la critique comme anti-patriotique alors que c’est ce qui fait avancer les choses « pointing out what’s wrong in your country IS being patriotic !« . Mais le fait qu’on reprend tant son style est pour lui un signe, il voit cela comme le fait qu’il doit avancer, se renouveler.
Finally, I asked Shepard Fairey how does it makes him feel to see that his graph and codes are printed on tshirts, posters, etc. since this 2008 presidential campaign in the U.S., and what he felt over this great reputation acquired since. Shepard told that initially, his drawings for the campaign caused him much problems, George Bush was still in power at the time. He was often stopped by the police, because according to him, the U.S. regards criticism as unpatriotic as it is what makes things move on « pointing out what’s wrong in your country IS Being patriotic ». But the fact that his style is back is a sign for him, he sees this as the fact that he must move forward, renewing his creations.
« You’re the best criminals I’ve had the chance to work with, thank you »
Christian from Levi’s San Francisco
« Graffiti is an attitude »
Mr ANDRE
Une très belle collaboration qui s’est clôturée par un workshop atelier créatif ouvert à tous, où chacun pouvait venir customiser un tshirt, un tote bag, créer son badge et ses stickers, entouré de Shepard et André.
A beautiful collaboration that ended with a creative workshop, where everyone could come and customize a t-shirt, a tote bag, create a badge and stickers, surrounded by Shepard and Andrew.
WORKSHOP
L’atelier customisation de tshirts/tote bags. A l’aide d’Ipad, nous avons pu créer un dessin /logo/ou autres pour le scanneriser sur un tshirt ou un tote bag, au choix.







Hugo, un de mes meilleurs amis, met du coeur à l’ouvrage. 





Même les filles de Shepard Fairey ont voulu participer aux ateliers.
Even Shepard Fairey’s daughters wanted to participate.
Encore une très belle aventure Levi’s qui s’achève, je tenais à remercier infiniment toute l’équipe pour leur gentillesse, leur générosité, leur accueil, et grâce à qui je vis des expériences incroyables. Je fais d’énormes bisous à Julie et Jacques.
Longue vie au projet Vive les Friends ♡
Twitter @Levis_FR
Workshop Electro au Levi’s Champs Elysées
Dernièrement, j’ai eu l’honneur d’être conviée à une expérience folle au Levi’s flagship des Champs Elysées : apprendre à composer son morceau électronique .. par le biais de notre électricité corporelle ! Pas de panique, je vous explique en quelques mots : il existe sur terre deux sortes de génies : d’un côté vous avez les génies que je qualifierais de « conventionnels » et qui filent droit. Et d’un autre côté, ceux qui se laissent submerger par des idées démentielles et qui, du jour au lendemain se disent « tiens, mais pourquoi ne pas nous servir de notre électricité corporelle afin de produire des sons? » (Mais oui bon sang pourquoi n’y avais-je pas pensé avant?!)
Et bien aujourd’hui, je vais vous parler de la seconde catégorie de génies (comme vous vous en doutez).
Levi’s a fait appel à Pedro Winter, Vincent Tordjman, FreeKa Tet and Mehdi Shobo Hercberg pour cet atelier placé sous le signe de la musique électronique.
FreeKa Tet est un programmeur, ce dernier fait partie de la catégorie de génies dont je vous parlais juste au dessus. En effet, il twiste, détourne et troque des éléments de la vie quotidienne (pièce de monnaie, trombone, papier d’alu, etc.) pour qu’ils servent de conducteurs électriques afin de produire des sons. Et à l’aide de manettes de jeux vidéos, des gants de Frankenstein et d’autres instruments saugrenus sur lesquels il effectue des bidouillages dont moi même je n’ai pas encore saisi toute la technique ni le mystère, il arrive à former un phrasé rythmique, voire même un vrai morceau électro digne de passer en club (oui, non ce n’est pas une blague).


Ici, Pedro, une invitée, Julie (à qui je fais un gros bisou), et FreeKa Tet forment une chaine humaine pour transmettre leur électricité, d’une personne à l’autre. FreeKa Tet restait lui, relié à une pièce de monnaie : tapoter les parties du corps de chacun, et hop, cela produit des sons. Ca semble fou, mais ça fonctionne (juré craché promis et tout le tintouin) !
Voici quelques images pour vous montrer le matos de pro (et même qu’on a pu « appuyer » dessus, si c’est pas fou ça!). Certains claviers sont très anciens, ceci étant pour nous montrer que l’électro d’aujourd’hui est encore composée par des inventions très vieilles!



Vincent Tordjman en pleine explication (de je ne sais plus trop quoi?)..

.. Tandis que l’on commence à s’installer par groupes, on passe à l’atelier : hop c’est partie, notre mission? Créer une boîte à « sons » (remplir une boîte de chaussure Levi’s de différents objets conducteur d’électricité) afin de l’utiliser par la suite comme un véritable instrument ! A moi la soudeuse !







Voici notre « instrument fait maison« , notre boîte à « son » ! N’est-elle pas magnifique?
Et voici notre équipe de choc (les meilleurs nous étions! PJ of course).


Ensuite, direction l’enregistrement, afin de créer une banque de sons : choisir les rythmes, chanter, enregistrer, sampler > le tour est joué. C’est Pedro qui s’y colle pour nous apprendre le fonctionnement du clavier midi.




Pedro nous apprend patiemment à sampler (tâche loin d’être facile), je n’ai pas hésité une seconde lorsqu’il a demandé si quelqu’un voulait recorder sa voix afin de l’insérer dans le beat final !




Et c’est partie pour la Jam Session finale avec les boîtes à sons qui sont, normalement, fonctionnelles et effectives (espérons!)




Derniers petits réglages, car comme vous vous en doutiez, nos boîtes on eu quelques petits soucis pour fonctionner!







Et finalement, ça marche! Et là, on se sent vraiment comme les rois du monde.



Retrouvez le sum up de Levi’s du Workshop électro en cliquant sur le lien, vous verrez ma petite tête en plein enregistrement de ma voix ! ;)
Si vous aussi, vous voulez participer à un Workshop, c’est chose possible :
A l’occasion de la deuxième rencontre emblématique franco-américaine, Levi’s fait appel au monde de l’illustration et du graphisme en choisissant Shepard Fairey (USA) et Mr ANDRE (France) en dignes représentants.
Je vous donne donc rendez-vous Samedi 16 juin, de 10 à 14h, avec la présence confirmée de Shepard Fairey et de Mr. ANDRE de 11 à 13h, qui nous aideront à customiser des tish, des badges, et stickers so cool pour un workshop créatif ! Vous pourrez aussi retrouver la nouvelle collection créée par les artistes eux-même.
Des bisous et à demain les amis ♥






































































